Texte de Sherkane
Il y a
Il y a l’arbre de vie
Il y a le présent à écrire
Il y a tant de choses à dire ou à taire
Il y a un choix infini de formes pour le faire
Il y a l’indécision
Il y a la difficulté
Il y a l’urgence

Alors voici
Des « Il y a » à la pelle
Des « Il y a » pêle-mêle

Il y a un bon petit soldat
Il y a une vie conforme à l’attente de la société

Il y a toujours cette peur viscérale qui ne désarme jamais tout à fait
Il y a pourtant cette nouvelle sérénité qui pointe son nez
Il y a encore cette émotivité excessive mais de mieux en mieux maitrisée

Il y a souvent l’esprit qui rit du corps qui court
Mais il y a encore et toujours la jouissance de la course effrénée

Il n’y a plus beaucoup d’illusions
Il y a alors l’envie de profiter de chaque instant
Il y a aussi « Après moi le déluge »
Même s’il y a la curiosité de cet « Après moi le déluge »

Il y a parfois le sentiment d’être anormale d’être trop normale
Il y a une certaine culpabilité à être devenue trop nantie, trop embourgeoisée, trop….

Il n’y a pas l’envie de tout bouleverser
Il y a juste le besoin d’équilibrer
Il y a surtout le désir de ne pas se tromper sur ce qui est essentiel